Turjoy Chowdhury

Date de Publication: 1 juin 2009

Nous avons découvert Turjoy Chowdhury sur le web, et avons été immédiatement saisis par ces images que nous avons voulu partager avec vous.

Turjoy Chowdhury, Savar Tragedy

Savar Tragedy

A young man somehow managed to get hold of his mobile phone to give his mother a last call. A woman took out her ID card and held on to it firmly, so at least her body could be identified for her children. Thousands of people kept yelling for their mother, father, brother, sister or beloved children till they faint. These are just some of the horrific stories of Savar Tragedy. Almost 1,127 workers died, more than 3,000 were injured badly and many were missing. According to the local people around 6,000 workers used to work in the factories located in the building.

Un jeune homme a réussi à mettre la main sur son téléphone portable pour donner un dernier appel à sa mère. Une femme a sorti sa carte d'identité et l'a maintenue fermement afin qu'au moins son corps puisse être identifié pour ses enfants. Des milliers de personnes ont continué à crier pour leur mère, leur père, leur frère, leur sœur ou leurs enfants bien-aimés jusqu'à leur évanouissement. Ce ne sont que quelques-unes des horribles histoires de la tragédie de Savar. Près de 1127 travailleurs sont morts , plus de 3.000 ont été gravement blessés et beaucoup ont été portées disparues. Selon les populations locales, autour de 6000 travailleurs travaillaient dans les usines situées dans le bâtiment .

Turjoy Chowdhury, Savar Tragedy

Turjoy Chowdhury, Savar Tragedy

Turjoy Chowdhury, Savar Tragedy

An eight-story commercial building named “Rana Plaza” collapsed in Savar, Dhaka on 24 April 2013. The building housed shops, a bank and several garment factories that produced clothes for brands like Benneton, el Corte Ingles, Mango, Walmart, and others. Shops and banks on the lower floors closed down when cracks were discovered in the wall, while the factory workers were ordered back to work (some even under threat of withholding their income). When the building collapsed during rush hour, over 4000 workers were present in the building. Almost 1,127 workers died, more than 3,000 were injured badly and many were missing. According to the local people around 6,000 workers used to work in the factories located in the building. It is considered to be the deadliest garment-factory accident in history, as well as the deadliest structural failure in modern human history. “I will die having no food but never go to the garments anymore”, “There is no meaning of this life without any legs”, “How will I feed my children? Without my hand who will give me work?”, “Begging is much better than working in garments” – these are the words of some of the many survivors of Savar tragedy.

Un immeuble commercial de huit étages appelé «Rana Plaza» s'est effondré à Savar, Dacca, le 24 avril 2013. Il abritait des magasins, une banque et plusieurs usines de confection produisant des vêtements pour des marques telles que Benneton, El Corte Ingles, Mango, Walmart. Les magasins et les banques des étages inférieurs ont été fermés lorsque des fissures ont été découvertes dans le mur, tandis que les travailleurs de l'usine ont été sommés de reprendre le travail (certains étant même menacés d'une retenue sur salaire). Lorsque le bâtiment s'est effondré aux heures de pointe, plus de 4 000 travailleurs y étaient présents. Près de 1 127 travailleurs sont morts, plus de 3 000 ont été grièvement blessés et beaucoup ont été portés disparus. Selon la population locale, environ 6 000 travailleurs travaillaient dans les usines situées dans le bâtiment. Il est considéré comme l'accident le plus meurtrier de toute l'histoire dans une fabrique de vêtements ainsi que la plus grave défaillance structurelle de l'histoire humaine moderne. «Je mourrai de faim, mais je n’irai plus à l’usine », « la vie n’a pas de sens sans jambes », « Comment vais-je nourrir mes enfants ? Sans ma main qui va me donner du travail », « mendier est beaucoup mieux que de travailler à l’usine textile ». Tels sont les mots de quelques-uns des nombreux survivants de la tragédie de Savar.

Turjoy Chowdhury, Savar Tragedy

Turjoy Chowdhury, Savar Tragedy

Turjoy Chowdhury, Savar Tragedy

Usually most of the garments workers come to the capital Dhaka from different corners of the country in search of money. Though Garments sector is the most successful business sector of Bangladesh and last year it earned $19 billion, from the very beginning all the workers have been treated as low paid slave. The workers who survived from the deadly building collapse are now living more miserable life. Some have returned to their villages and already have decided to not to be back in Dhaka again. Some are still in shock stage and not able to do any work. Some do not know what to do now. Government and different NGOS instantly helped them but that certainly not assure the future. At this moment the garments workers are in the most vulnerable condition in Bangladesh. They have no security, standard payment or standard basic needs.

Habituellement, la plupart des travailleurs textiles viennent à la capitale Dhaka des différents coins du pays, à la recherche d’argent. Bien que l’industrie textile soit le secteur d’activité le plus prospère au Bangladesh, ayant engendré l’année dernière un chiffre d'affaire de 19 milliard de dollars US, dès le départ, tous les travailleurs ont été traités comme des esclaves en échange d'une paie minime. Les travailleurs qui ont survécu à l’effondrement mortel du bâtiment vivent désormais une vie encore plus misérable. Certains sont retournés dans leurs villages et ont décidé de ne jamais revenir à Dhaka. Certains sont encore en état de choc et ne peuvent pas retourner au travail. Certains ne savent pas quoi faire. Le gouvernement et différentes ONG les ont aidés juste après la catastrophe, mais sans toutefois pouvoir assurer leur avenir. Actuellement, les travailleurs de l’industrie textile sont vulnérables au Bangladesh. Ils ne disposent d’aucune couverture sociale ni salaire minimum garanti et ne peuvent subvenir à leurs besoins vitaux.

Turjoy Chowdhury, Savar Tragedy

Turjoy Chowdhury, Savar Tragedy

Turjoy Chowdhury, Savar Tragedy

Article par Tania Koller

Correspondances:

Bruno Boudjelal
Jean-Marie Cras